10 indicateurs clés de l’environnement

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Le ministère français de l’écologie vient de publier un guide au format PDF intitulé: « 10 indicateurs clés de l’environnement, édition 2009 ».
Ce guide, composé de statistiques notamment, permet de mieux comprendre et voir les évolutions de notre environnement durant les 20 dernières années.
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Plusieurs choses ressortent de ce document, les voici:

La qualité de l’air dans nos villes:
La qualité de l’air des villes françaises s’est globalement améliorée depuis 2000, au vu des teneurs de 4 polluants. La baisse des concentrations en SO2 contribue beaucoup à cette amélioration. À l’opposé, les teneurs en ozone (O3) restent au-dessus de leur niveau de 2000. Les concentrations en NO2 sont en légère baisse, surtout dans les agglomérations de plus d’un million d’habitants. Aucune tendance significative n’est observée pour les particules PM10. La dégradation observée en 2003 est attribuable à des conditions météorologiques particulières.

La teneur en nitrates de nos cours d’eau
Les nitrates proviennent de l’utilisation des engrais en agriculture et dans une moindre mesure des rejets des stations d’épuration. Après deux décennies de détérioration, la qualité des cours d’eau vis-à-vis des nitrates est relativement stable depuis 1990. La moitié environ des points de mesure est classée en bonne ou très bonne qualité. La proportion des points en médiocre et mauvaise qualité oscille autour de 17 %.

La biodiversité
Les populations d’oiseaux communs s’affaiblissent depuis 1989 : la tendance générale d’évolution des 65 espèces suivies est de -18 %.
Elle traduit le déclin des espèces agricoles (-28 %), sensibles à la dégradation des habitats, des espèces des milieux bâtis (-27 %) et forestiers (-18 %). Les espèces généralistes s’adaptent mieux et progressent (+10 %). Les mêmes tendances s’observent en Europe.
L’objectif de l’Europe et de la France est de stopper la perte de biodiversité à l’horizon 2010.

L’occupation des sols sur notre territoire
En 2006, les surfaces artificialisées occupent 5 % du territoire. Zones industrielles ou commerciales, tissu urbain discontinu et infrastructures de transport s’accroissent depuis 1990, consommant beaucoup d’espace et fragmentant les milieux. Cet étalement se fait principalement aux dépens des terres agricoles, qui représentent 60 % des surfaces en 2006. Les forêts et autres milieux naturels occupent 34 %
du territoire, les surfaces en eau 1 %.

Ce que nous consommons
L’intensité de matières a baissé de 23 % depuis 1990, traduisant un moindre besoin en matières pour produire une même quantité de valeur
ajoutée. Cependant, les matières consommées n’ont pas diminué en seize ans, malgré les évolutions technologiques. Par ailleurs, les importations
croissantes de matières ou produits nécessitent d’autres ressources à l’étranger non comptées ici.

Nos déchets municipaux
En 2006, les quantités de déchets collectées par les municipalités atteignent 34 millions de tonnes, contre 28 en 1995. Les quantités d’encombrants
et déchets verts acheminés en déchèteries ont été multipliées par trois entre 1995 et 2006. Le poids des emballages collectés en porte à porte ou en apport volontaire a doublé. Celui des ordures collectées « en mélange » est resté stable. Les priorités sont, aujourd’hui, de
réduire la production de déchets et de développer le recyclage.

L’effet de serre dans l’union européenne
Les émissions de gaz à effet de serre ont globalement diminué de 5,6 % entre 1990 et 2007. Les émissions des transports sont en hausse de 19 % et représentent 27 % du total en 2007. Celles du résidentiel-tertiaire ont augmenté de 6 %. Ces hausses ont été compensées par la baisse des émissions industrielles et agricoles.
L’objectif à long terme fixé par la loi d’orientation sur l’énergie de 2005 est de diviser par 4 les émissions de 1990 d’ici 2050.
L’UE-27 s’est engagée à réduire ses émissions de 20 % à l’horizon 2020.

Proportion d’énergies renouvelables dans notre consommation
La production d’énergie primaire d’origine renouvelable (18 Mtepen 2007), aux deux tiers thermique, est issue de la biomasse : bois, déchets, biocarburants et biogaz.
L’électricité d’origine renouvelable représente le tiers restant et provient à 88 % de l’hydraulique, à 6 % de la biomasse et à 6 % de l’éolien, en forte progression.

Dépenses engagées pour améliorer notre environnement
En 2006, les dépenses de protection de l’environnement s’élèvent à 36,2 milliards d’euros, soit 2 % du PIB. Le financement est assuré à parts voisines par les entreprises, les administrations et les ménages.
Les deux tiers de ces dépenses sont consacrés à la gestion des eaux usées et des déchets.

Les principales préoccupations des français au sujet de l’environnement:
preoccupations

Téléchargez le PDF complet avec les graphiques et les statistiques ici.

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