Et si on parlait voitures « écologiques » ?

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Même si, pour moi, la notion de voiture écologique est quelque peu abstraite, il faut avouer que c’est parfois mieux que rien !
Je donne donc la parole aujourd’hui à Anthony, un expert dans ce domaine, qui va nous donner quelques informations sur les différents systèmes de véhicules « propres ».

Une voiture "verte", est-ce vraiment possible ?

Les voitures « écologiques » font de plus en plus parler d’elles dans le milieu très concurrentiel de l’automobile: hybrides, électriques, gpl, hybride rechargeable ou encore hydrogène, mais quelle technologie semble être la plus propre ?

Quelles sont les technologies qui s’affrontent ?
Les constructeurs travaillent principalement sur cinq technologies destinées à remplacer le traditionnel moteur thermique qu’il s’agisse de moteurs essence ou diesel.

– La technologie hybride ( hybrid )
La méthode hybride consiste à faire fonctionner le moteur électrique en complément du moteur thermique, à savoir les deux en même temps. Au démarrage, c’est le moteur électrique qui assure la mise en mouvement de la voiture, jusqu’à des vitesses de 20 à 60 km/h. Lorsque davantage de puissance est demandée par le conducteur, le moteur thermique prend alors le relais.
Les gains sont importants que ce soit en terme de consommation (de 20 à 30% selon le modèle) et, bien entendu en terme de rejets de polluants.
Ajoutons qu’il existe différents types de véhicules hybrides, selon leur taux d’hybridation (micro, mild, full et plug-in hybrid) et leur architecture (série, parallèle, série-parallèle).

– La technologie hybride rechargeable ( plug in hybrid )
L’autonomie en mode tout électrique est augmentée par des batteries à plus forte capacité (le plus souvent de type  lithium-ion ) pouvant être rechargées sur des bornes de recharges dédiées. Autrement, et comme sur une auto hybride classique, le moteur thermique permet de recharger les batteries, donc des autonomies plus importantes allant de 1200 à 1600 kms.
Une réduction encore plus importante des émissions de Co2, spécialement en ville, ou ces véhicules peuvent fonctionner, tels des véhicules purement électriques, en d’autres terme, en mode 100% électrique !
 

-La technologie de l’électrique ( electric )
Un véhicule électrique possède un seul moteur qui fonctionne avec de l’énergie électrique accumulée dans des batteries à grande capacité de stockage. Entres autres avantages, le véhicule électrique ne fait aucun bruit et ne rejette aucune émission de CO² (selon le mode de production d’électricité du territoire considéré. En France, où l’électricité est essentiellement nucléaire, un VE peut être considéré comme écologique. Dans d’autres pays, tel l’Allemagne, ce n’est plus vraiment le cas).
De plus un moteur électrique dispose de davantage de couple qu’un véhicule classique (disponible dès le démarrage), n’a besoin d’aucun entretien particulier ( par exemple : vidange, huile, boite ).
En revanche, la gestion de la durée de vie des batteries est plus problématique: elles sont pour cela, en général garanties 4 ans minimum par la plupart des constructeurs automobiles. Et enfin quid des coûts énergétiques de fabrication et de recyclage ? (Cette remarque est valable pour les véhicules hybrides).

– La technologie du GPL (Gaz de pétrole liquéfié) / GNV (gaz naturel pour véhicule)
Un véhicule au GPL / GVN fonctionne avec un moteur thermique alimenté par un complément de GPL ou GNV avec de l’essence. L’usage du GPL est préférable à celui de l’essence pour des raisons économiques et environnementales, il est donc possible de rouler en mode 100% GPL ou GNV lors de longs trajets.
Le GPL carburant est un mélange des gaz butane et propane, le GNV se compose de méthane extrait des gisements de gaz naturel : les deux sont habituellement stockés sous forme gazeuse. Les gaz butane et propane proviennent à 60 % de l’extraction des champs de gaz naturel (méthane) et à 40 % du raffinage du pétrole. Le GPL et GNV n’émettent aucune particule lors de la combustion et limite les émissions polluantes (CO, HC, NOX, COV) néfastes pour la santé. De plus, leur utilisation se solde par une diminution moyenne de la consommation d’environ 15% à 25%

– Les autres technologies
Concernant les autres types de véhicules à énergies alternatives (biocarburants et hydrogène), ils ne représentent pour l’instant qu’une infime partie du marché.
Leur potentiel  tarde à être exploité pour diverses raisons : les biocarburants de première génération sont soupçonnés de rogner sur les réserves alimentaires. On attend les futurs biocarburants issus de cultures non vivrières.
En ce qui concerne l’hydrogène, molécule non disponible dans la nature (il est nécessaire de casser, par exemple une molécule d’eau pour obtenir une molécule d’hydrogène), il s’agit d’un carburant faisant fonctionner une pile à combustible, qui par un processus de réduction, produit de l’eau et de l’électricité.
Les coûts de stockage et de production (ainsi que la pollution engendrée) de l’hydrogène sont très élevés, le stockage présentant également des risques importants. En outre, ce sont des motifs politiques et économiques qui devraient faire la différence entre ces technologies.
Le marché tranchera, mais il faudra très certainement revoir les infrastructures de production et de distribution de chaque filière considérée. Nul n’est prophète, mais on assistera sans doute à une transition lente vers des moyens de transport plus « panachés », c’est à dire, sortant du principe du tout automobile.

Réponse dans quelques années !

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4 thoughts on “Et si on parlait voitures « écologiques » ?”

  1. Paul dit :

    Merci pour cet article qui synthétise simplement les différents types de voiture.
    Comme il est dit dans l’article, même avec la voiture la plus verte possible, il reste tout le coût énergétique de la construction, de sa démolition et du recyclage….
    Mais cela prévaut pour tous les appareils.

  2. Rémy dit :

    Merci Paul, tout à fait.

  3. C’est un sujet très en vogue !

    Il y a plein d’innovations à envisager. Mais le problème j’ai l’impression, c’est que trop de choix tue le choix.
    Et plutôt que de mettre le paquet sur une technologie pour la rendre la plus efficace et la plus rapidement adaptable possible, on piétine, on hésite et on n’avance pas…

  4. Graeme dit :

    Sur le long terme, si, on peut dire qu’on avance. Et on constate qu’il en a toujours été ainsi. A l’échelle rapprochée, on pense souvent que les choses restent figées, et c’est pour ça qu’il faut élargir son champ de vision. Plus large, plus long dans le temps, on avance, on avance… 🙂
    Et c’est une sacrée bonne nouvelle !
    Je suis en train de regarder le marché actuel pour savoir quelle voiture acheter, et la première question désormais qui se pose à moi : écolo, le plus possible. Et c’est relativement nouveau (sauf si l’on considère que je suis vieux avec ma voiture au GPL achetée en 1994… ma première voiture).

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